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Sur le terrain, à Sainte-Geneviève

Même si la charge de travail place Beauvau est très lourde sept jours sur sept, je tiens à aménager mon emploi du temps pour continuer à être en contact avec le terrain. Etre un élu local permet de rester les pieds sur terre, tout en étant aux manettes dans le "cockpit" des ministères. Ecouter, pour mieux agir.

Samedi après-midi, j'ai passé deux heures à la maison de quartier de Sainte-Geneviève, avec un petit groupe d'habitants et ma collègue du conseil municipal, Dominique Mary.

C'est un quartier populaire très attachant, construit dans les années 1960/1970 - et que ses habitants appellent encore souvent, "la ZUP", avec une forme d'affection mêlée de nostalgie.

Il y a là des mères de famille, de la trentaine à la cinquantaine, deux retraités et un jeune homme engagé dans la vie associative - qui me dit, au fil de la conversation, être le fils d'un travailleur immigré analphabète et avoir réussi à devenir, grâce à la méritocratie républicaine, professeur de sciences économiques dans un lycée.

Que m'ont-ils dit ? Des choses fortes et simples :

- "Le B-A BA de l'éducation, ce doit être le respect."

- "On voudrait plus de communication, plus de dialogue au sein de nos immeubles. Pourquoi pas un petit "conseil de bâtiment" ?"

- "Samedi dernier, une voiture a fait un véritable rodéo."

- "Un dealer continue d'agir en bas de chez moi. Il nous nargue."

- "Les gardiens des HLM n'habitent plus dans les immeubles avec nous. Ils logent ailleurs. On a moins de contacts avec eux et ils sont moins disponibles."

- "Les correspondants de nuits, à quoi servent-ils ? Est-ce qu'ils ont de l'autorité ? Ils ne peuvent pas remplacer les policiers municipaux qu'on ne voit pas assez. Pendant qu'ils passent, le business des dealers continue à se faire. Il n'y a pas assez de rondes le soir et la nuit."

- "On aime notre quartier, on veut que les différentes communautés vivent ensemble comme avant. Mais le quartier est en train de changer."

J'enrage d'être dans l'opposition municipale et de ne pas avoir les leviers pour changer les choses à la tête de la mairie et de l'office HLM. Avec de la volonté, avec de la fermeté, le maire d'Auxerre pourrait changer le visage du quartier. Il ne s'agit pas seulement de démolir le "porche" de Sainte-Geneviève. Il faut s'intéresser aux personnes. Ce que font Pierre Cardo à Chanteloup-les-Vignes, Gérard Hamel à Dreux, Jacques-Alain Benisti à Villiers-sur-Marne, Manuel Valls à Evry, nous pourrions le faire à Auxerre. (Je cite à dessein des maires de droite comme de gauche, car je suis persuadé que l'essentiel, dans ce domaine, relève du caractère, de l'impulsion personnelle - et même, disons-le mot, de l'autorité.)

Sans délai, je vais faire un point précis sur ces difficultés avec le préfet. Les services de l'Etat ne peuvent pas se substituer à une municipalité et un office HLM trop peu présents, trop peu actifs, mais il y a des messages à faire passer. Je vais m'y employer.

08 novembre 2009 dans Auxerre | Lien permanent

Auxerre Magazine : "Vidéoprotection : le débat interdit ?"

Auxerre_Magazine

08 novembre 2009 dans Auxerre, Conseil municipal d'Auxerre | Lien permanent

Il faut continuer à soutenir les projets des petites communes rurales

Il est tout à fait normal que les projets de réforme des collectivités territoriales suscitent un débat parmi les élus locaux. Ce sont eux qui, au quotidien, gèrent l’avenir de nos territoires. Ils le font avec dévouement, avec compétence, avec passion.

Mais pour que le débat soit clair et utile, il est très important que des informations précises soient données et que des malentendus ne soient pas créés.

Je lis ce matin, dans notre quotidien régional, que certains élus craignent que la réforme « instaure un autofinancement minimal de 50% des investissements par les communes ». Je comprends évidemment cette crainte car, si tel était le cas, de nombreuses petites communes rurales ne pourraient plus réaliser leurs projets.

Mais justement, les projets de loi ne prévoient absolument pas une règle de 50% d’autofinancement pour les investissements des petites communes. Ce n’est écrit nulle part ! Et personne n’y songe : bien au contraire, le Gouvernement est tout à fait déterminé à ce que les communes rurales continuent à être aidées dans leurs projets.

Précisément, l’article 35 du projet de loi propose un principe de bon sens : « la pratique des financements croisés entre les collectivités territoriales doit être limitée aux projets dont l’envergure le justifie ou répondre à des motifs de solidarité ou d’aménagement du territoire ; le maître d’ouvrage doit assurer une part significative du financement. »

Très concrètement, pour financer un investissement, les petites communes rurales pourront continuer à bénéficier jusqu’à 80% de subventions.

06 novembre 2009 dans Aillantais, Bourgogne, Coulangeois, Forterre, Puisaye | Lien permanent

Tribune dans La Liberté de l'Yonne

Tribune_8_octobre_2009

15 octobre 2009 dans Auxerre, Conseil municipal d'Auxerre | Lien permanent

Victime du devoir

Lien vers la vidéo du journal de 20 heures de TF1 Les ministres Brice Hortefeux et Henri de Raincourt se sont rendus aujourd'hui à Auxerre afin de rendre hommage au gendarme qui a été tué, hier, par un chauffard.

La gendarmerie nationale est une grande famille ; elle a perdu l'un des siens, victime du devoir.

Mes deux grands-pères étaient gendarmes dans l'Yonne : c'est à eux que je pensais, cet après-midi, aux côtés du ministre de l'intérieur, en rencontrant ces femmes et ces hommes qui, chaque jour, risquent leur vie au service de nos concitoyens.

::::: Lien vers la vidéo du journal de 20 heures de TF1 :::::

::::: Lien vers la vidéo de L'Yonne républicaine :::::

14 octobre 2009 dans Auxerre, France | Lien permanent

Tribune dans l'Yonne républicaine

Lien vers le site de l'Yonne républicaine Vous pouvez lire, ci-dessous, ma dernière tribune dans L'Yonne républicaine. 

Tribune de Guillaume Larrivé ::: Le droit à la tranquillité

10 octobre 2009 dans Auxerre | Lien permanent

Les Auxerrois ont droit à la tranquillité

Depuis le début du mandat municipal, je me suis engagé en faveur de la tranquillité des Auxerroises et des Auxerrois.

Des quais de l’Yonne aux hauteurs de Sainte-Geneviève, du centre-ville à Saint-Siméon, de la rive droite aux Rosoirs, chacun a le droit de vivre sereinement – sans être ennuyé par des petits caïds, sans être agressé par des bandes de cambrioleurs, sans être volé par des drogués.

Parce que la lutte contre la délinquance est d’abord une responsabilité nationale, les services de l’Etat sont entièrement mobilisés.

Lorsque les socialistes étaient au gouvernement, en 2002, il y avait 116 policiers nationaux dans la circonscription d’Auxerre. Aujourd’hui, ils sont 133, soit une augmentation de 15%. Renforcée, la police nationale est très présente sur le terrain. Et face à une délinquance qui évolue, l’état-major de sécurité, dirigé par le préfet et le procureur, a défini un plan d’action très résolu, particulièrement contre les cambriolages et les trafics de stupéfiants.

J’appelle désormais le maire d’Auxerre à mieux coopérer avec le préfet et le procureur, car la municipalité ne peut se tenir à l’écart de la bataille contre l’insécurité.

C’est pourquoi je suis favorable à un développement ciblé de la vidéoprotection, cofinancé par l’Etat et la municipalité.

J’ai donc proposé au ministre de l’intérieur que la ville d’Auxerre soit inscrite parmi les 75 villes bénéficiant d’un effort de l’Etat pour l’équipement en vidéoprotection. Notre ville a déjà reçu une enveloppe de 38 000 euros permettant de financer une étude. Il faut maintenant passer des études aux actes. Le ministre de l’intérieur a donc décidé que la ville d’Auxerre disposerait, en outre, d’une somme de 150 000 euros pour l’aider à s’équiper.

Il ne s’agit évidemment pas d’installer des caméras partout. Mais il serait irresponsable de s’en priver là où elles sont utiles.

Une étude réalisée par l’inspection générale de l’administration et l’inspection générale de la police nationale a révélé que la délinquance diminue deux fois plus vite dans les villes équipées de caméras.

N’ayons pas peur d’utiliser les outils modernes qui ont fait leurs preuves dans d’autres villes. Les Auxerroises et les Auxerrois y ont droit.

La municipalité a pris du retard. Il faut presser le pas.

04 octobre 2009 dans Auxerre, Conseil municipal d'Auxerre, France | Lien permanent

Tribune dans l'Yonne républicaine

Yonnerep Vous pouvez télécharger, ci-dessous, ma dernière tribune dans L'Yonne républicaine. 
Téléchargement Tribune 30 septembre 2009

01 octobre 2009 dans Auxerre, Bourgogne, Coulangeois, Forterre, France, Puisaye | Lien permanent

Sécurité à Auxerre : "Le maire a visiblement manqué une occasion de se taire"

Yonnerep

Lu dans L'Yonne républicaine, cet écho du dernier conseil municipal :

"Guillaume Larrivé absent, pour cause de séance de travail nocturne au ministère de l'Intérieur, la question de la vidéosurveillance est quand même revenue sur le tapis.

Le ministre propose 150 000 euros à Auxerre pour équiper des points stratégiques.

Guy Férez assure que c'était réglé avant l'accession de l'intéressé (et de son directeur de cabinet adjoint) place Beauvau. Et qu'il n'a pas reçu le courrier ministériel en question.

« C'est une polémique puérile et grotesque. Si Guy Férez est vexé que ce soit grâce à mon intervention, ça n'intéresse pas les Auxerrois », répond Guillaume Larrivé, averti hier par ses collègues de l'opposition des fléchettes qui lui étaient adressées.

Et le maire, qui demandait jeudi au ministre de commencer par rendre au commissariat de police les effectifs qu'il avait il y a deux ans, a visiblement manqué une occasion de se taire. « Lorsque les amis socialistes de Guy Férez étaient au gouvernement, au 1er janvier 2002, il y avait 116 policiers nationaux dans la circonscription d'Auxerre. Aujourd'hui, ils sont 133, soit une augmentation de 15 %. La police nationale a été renforcée et elle est entièrement mobilisée. Que M. Férez ne vienne pas nous donner de leçons… », rétorque Larrivé, tableau officiel à l'appui."

27 septembre 2009 dans Auxerre, Communauté de l'Auxerrois, Conseil municipal d'Auxerre | Lien permanent

Notre projet pour La Poste

Ces jours-ci, les opposants au projet de loi relatif à la Poste font assaut de désinformation. A les entendre, le Gouvernement préparerait la privatisation de la Poste. C’est un mensonge, car le projet de loi dit exactement le contraire.

Pour nous, la Poste n’est pas une entreprise comme les autres.

C’est d’abord un service public, qui doit assumer pleinement ses missions : assurer un service universel six jours sur sept sur tout le territoire à un prix abordable, maintenir le prix unique du timbre, préserver la présence de la Poste sur l’ensemble du territoire national, offrir des services bancaires accessibles, assurer le transport et la distribution de la presse. Ces missions de service public seront désormais inscrites en toutes lettres dans la loi.

Mais la Poste, comme tout service public digne de ce nom, doit être toujours plus efficace. Au 1er janvier 2011, comme l’ensemble des entreprises équivalentes en Europe, elle sera soumise à la concurrence.

Afin de jouer à armes égales avec ses concurrents étrangers, elle doit trouver de nouveaux financements, pour investir massivement et continuer à se moderniser.

C’est la raison pour laquelle un changement du statut juridique de la Poste est nécessaire. Nous proposons qu’elle devienne une société anonyme à capitaux publics, c’est-à-dire une entreprise publique détenue entièrement par l’Etat ou par d’autres investisseurs publics.

Concrètement, le changement de statut de l’entreprise permettra à l’Etat et à la Caisse des dépôts et consignations de souscrire une augmentation de capital de 2,7 milliards d’euros. Il n’est donc pas question de privatiser la Poste, mais de la faire évoluer pour assurer son avenir.

C’est une réforme que nous réussirons, avec les personnels fonctionnaires et contractuels de la Poste, au service des Français.

27 septembre 2009 dans Aillantais, Auxerre, Bourgogne, Coulangeois, Europe, Forterre, France, Puisaye | Lien permanent

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